Après des études en restauration de tableaux, formation très complète d’un point de vue artistique (dessin, couleurs, peintures huile et tempera… techniques de la restauration, histoire de l’art, chimie physique). J’ai ouvert un atelier, il y a 13 ans maintenant, dans lequel je dispense des cours mais aussi où je pratique la restauration pour des particuliers et parfois des institutions.

Ce métier me place à une charnière artistique entre le travail d’artiste et le travail d’artisan .Du coup j’enseigne l’art appliqué aux sections esthétiques et coiffures, avec toutes les spécificités énumérés plus haut, et le goût pour la transmission d’un savoir-faire.

Ma formation me permet de naviguer dans toutes les façons d’envisager et d’élaborer une œuvre (style, époque, medium, support, matériaux).

La première chose que j’entends : « je suis nul en dessin », personne ne l’est, il suffit d’apprendre et d’être sensible à la beauté environnante, ce qui ne fait aucun doute si on a choisi l’esthétique/coiffure comme métiers.

Mon travail consiste, en premier lieu, à apprendre aux jeunes filles et parfois jeunes hommes, les rudiments du dessin mais appliqué à une demande esthétique ou de coiffure en vue de l’obtention de leurs diplômes.

En principe les résultats, les compositions artistiques vont au-delà de cet objectif autant techniquement, que sur l’esprit créatif et le goût pour l’art.
Je ne pense pas qu’il y ai de barrières à mettre entre les pratiques artistiques, l’art est sans limites, on ne change que les supports, les matériaux, le medium, le propos et la finalité de l’œuvre, c’est tout.

Un artiste peut, dans sa carrière pratiquer plusieurs techniques, notamment certains designer, ayant commencé comme tailleurs de pierre, ou menuisiers etc.… et fini architecte designer, concepteur de meubles…, tout en en faisant un tour par la mode.

Ou des artistes dans le sens premier du terme passant de la peinture à la conception d’objets ou de bijoux.
On a de limites en pratique artistique que celles que l’on s’impose

J’apprends aussi avec mes élèves, c’est ce qui est formidable, dans ces deux volets de mon métier, (restauration et cours) l’échange et le perpétuel apprentissage.
Il n’y a pas de création sans travail, on peut avoir une aptitude celle-ci devient inutile si on ne cherche pas à aller plus loin. Ce qui est intéressant dans l’élaboration d’un projet, c’est la recherche.

La connaissance de pratiques passées (histoire de l’art) est essentielle, les créateurs de tous bords fonctionnent en s’inspirant des réalisations de leurs prédécesseurs.
Approché une pratique artistique est une liberté de l’esprit. Pour cela il faut passer par l’équation projet égal connaissances plus pratique, donc s’appuyer sur cette inspiration est nécessaire.

Pour finir, j’espère pouvoir amener mes élèves aussi loin que possible en maîtrise du dessin appliqué en passant par cette connaissance.

« OUI j’ai fait cela en deux heures, mais j’ai travaillé des années pour pouvoir le faire en deux heures » James Abbott McNeil Whistler 1898-1967.
« L’art est beau quand la main, la tête et le cœur travaillent ensemble. » John Ruskin, peintre et poète britannique, 1819-1900.

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